CATÉGORIES

RECHERCHER

CONCOURS

W3C

  • Flux RSS des articles

RECOMMANDER

Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 01:53


Je discute aujourd’hui avec un de mes éditeurs au sujet de la couverture d’une réédition.  Le premier projet me paraît excellent mais, me dit-il, il a été refusé par le comité éditorial.


Il me montre les autres couvertures, que je trouve moins bonnes, mais que le comité a acceptées.

Les comités aboutissent bien souvent à produire du compromis. Un peu de ceci, un peu de cela : au final, personne n’est vraiment content, personne n’a vraiment ce qu’il veut, mais les moyennes de chacun sont atteintes.

Dans les industries créatives, la technique du compromis devrait être interdite pour les raisons suivantes :

1.- Le compromis a généralement pour effet de
brouiller l’identité d’un produit, en éliminant par exemple ses caractéristiques trop singulières pour les ramener à du connu, et parfois de l’archi-connu. Ce sont au contraire les singularités qui créent l’attachement d’une partie du public, qui en deviendra l’évangélisateur;

2.- L’évangile du compromis repose sur l’idée que se fait l’entreprise du
goût du public que les panelistes tentent de prévoir. Pourquoi ne pas lui demander  directement son avis ? Ceci suppose évidemment un travail préparatoire important : réunir le public auquel on s’adresse, et non pas le public en général;

3.- Le  compromis ne génère
aucune énergie. Puisqu’il est l’enfant de tous, il ne l’est de personne. Le succès provient au contraire, en général, d’une idée individuelle pour laquelle se bat une personne. Car c’est l’énergie qui convainc. Dans les industries créatives, si personne ne se bat, c’est la fin de tous. S’il n’y a pas de foi, il n’y a pas d’évangélistes.

Mais seulement des vendeurs.



illustration-blog-HM-(web)-copie-1









Par Hubert Mansion - Publié dans : SHOW-BUSINESS
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Plutôt d'accord avec cette analyse !
Ayant travaillé plusieurs mois en librairie, j'ai souvent été atterée de constater la nullité des premières de couverture, ne reflètant en rien le contenu de l'oeuvre et qui, loin d'amener un lecteur vers le produit, le rebutent, voire l'en détournent.
A quoi bon faire travailler et retravailler un auteur, quant au final la couverture - première image de l'oeuvre et primo façon d'entrer en contact avec celle-ci - est ensuite bâclée ? 


Commentaire n°1 posté par Marianne le 09/01/2010 à 19h04
I have been visiting various blogs for my dissertation research. I have found your blog to be quite useful. Keep updating your blog with valuable information... Regards
___________________

undergraduate dissertation
Commentaire n°2 posté par undergraduate dissertation le 04/02/2010 à 15h22

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés