Corneille : encore un problème d'option et d'enregistrement exclusif

Publié le par Hubert Mansion

C’est encore un problème d’option qui se trouve à la base du procès intenté par Level Music Inc au chanteur Corneille. Selon la requête déposée le 16 septembre dernier, le contrat de coproduction signé en mai 2002  accordait à   la  société un délai de 18 mois à compter de la commercialisation du premier album de l’artiste, pour signifier son intention de lever ou non l’option sur la coproduction de l’album suivant.

La société avance qu’elle a exercé ladite option tandis que Corneille attaque, de son côté, la validité dudit contrat.  Sans doute, le contrat initial a-t-il été rédigé un peu rapidement par des gens qui ne pouvaient s’imaginer les millions de dollars que générerait ledit album et il est probable que le contrat soit entaché de nullité. On se reproche de n’avoir pas engagé d’avocat et d’avoir fait du copier-coller de contrats plus ou moins mal faits. Mais il est trop tard.

L’issue d’une telle procédure est du reste toujours défavorable au demandeur, car il est pratiquement et juridiquement, impossible d’obtenir l’exécution forcée d’une coproduction. Les premières mesures consistent à tenter d’intimider l’adversaire pour forcer la négociation, qui se termine presque toujours par une participation sur les ventes futures, conclue dans le plus grand secret et comportant une clause de confidentialité : de la routine dans le show-business.

Publié dans SHOW-BUSINESS

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