Un penseur dans l’entertainment

Publié le par Hubert Mansion

 

Mon Dieu qu’il est doux à mes oreilles

D’entendre de l’intelligence au Midem :

« Au Midem, où j'étais venu débattre avec Chris Anderson, patron de Wired (www.wired.com), le magasine culte des nouvelles technologies américaines, nous tombons d'accord, devant des patrons de majors peu convaincus, pour prédire la généralisation de la gratuité dans la musique, son financement par la publicité (selon le vieux modèle de la radio), par les producteurs d'objets nomades distribuant la musique et par les concerts. Nous trouvons comme un malin plaisir à expliquer pourquoi les majors n'ont pas vu venir ce qui était l'évidence et pourquoi ils s'obstinent à vouloir vendre ce qui est désormais gratuit. Ayant exposé ma vision du retour au spectacle vivant (en attendant la vague à venir, qui verra se développer le marché des instruments de musique), j'explique pourquoi à mon sens, on verra même se créer des firmes qui vendront du temps à passer avec les artistes, non seulement des places de concerts, mais aussi le droit d'assister à une répétition, d'entendre une chanson chantée pour soi, de déjeuner ou de dîner avec une personne connue.

Alors que je quittais une salle sceptique, un jeune homme souriant me tend sa carte de visite: Brian Camelio, président de ArtistShare, start up newyorkaise (www.artistshare.com), qui fait exactement ça, depuis peu, avec un succès certain... »

 Jacques Attali : http://blogs.lexpress.fr/attali/

Publié dans SHOW-BUSINESS

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Calamo 01/02/2007 07:20

Vous saurez certainement confirmer ou infirmer la rumeur selon laquelle S. Fanning (?), créateur de Napster, aurait proposé sa plate-forme à certaines majors, avant de l'offrir à la planète... suite à leur moue dubitative.J'aurais tendance à vous rejoindre sur les nouvelles formes d'exploitation auxquelles vous faites référence, en tous cas sur le financement indirect des contenus (ce qui impliquera sans doute, corrélativement, un "crack" des prix du marché).Néanmoins, je serais ravi d'avoir votre éclairage sur la promotion du spectacle vivant. A Paris, par exemple, et malgré les 300 salles existantes, j'ai le sentiment que la demande artistique est beaucoup plus grande que l'offre des diffuseurs, tant et si bien que les artistes débutants (et leurs producteurs) doivent, pendant un temps certain, faire tourner des spectacles financièrement neutres, sinon à perte, au risque d'y succomber.Comment, alors, redorer les exploitations live si celles-ci sont intrinsèquement déficitaires, hormis pour les artistes ayant déjà consolidé un public... par des succès phonographiques ?Enfin, la location d'un temps avec un artiste, pour un diner ou un déjeuner, me fait un peu frémir. Pouvez-vous nous en dire plus ?Merci de ce nouveau billet, excellent, comme de coutume.A bientot