REDEVANCES SUR LES SONNERIES DE TÉLÉPHONE : NOUVELLES TECHNOLOGIES ET VIEILLES ARNAQUES

Publié le par Hubert Mansion

 

Alors que, comme on sait, les interprètes perçoivent leur redevance sur base du prix de gros de chaque exemplaire vendu, il n’en est rien lorsqu’il s’agit de vente de musique aux fins de sonnerie téléphonique. On pourrait pourtant imaginer que les artistes soient rémunérés sur le prix de vente de ladite sonnerie, mais non. Les contrats prévoient habituellement que l’interprète recevra une redevance fixée de 15 à 20% des recettes nettes facturées par le producteur pour la vente de ladite sonnerie.

La recette brute du producteur tournant autour de 0,75 euros par sonnerie, le revenu de l’interprète est donc:

20% X 0,75 = 0,15 euros

Avec des frais déductibles de 20 à 25 % établissant la recette nette, cette redevance devient :

20% X (0,75 X 80%) = 0,12 euros

Sur une sonnerie payée par le consommateur final autour des 3 euros, l’interprète aura finalement perçu, au mieux, 4% de redevance.

Pour les auteurs, c’est encore pire, bien entendu. Le montant total de droits s’élève à près de 0,25 euros. Un auteur d’une œuvre éditée et coécrite avec un compositeur percevra donc 0,06 euros.

Après 1000 téléchargements, celui sans qui la chanson n’aurait pas existé aura gagné 60 Euros.  L’opérateur en aura empoché plus de 1000...

Dessin numérique créé par : Simon Senay

(Commande spéciale; 1er mai 2006)

Signature artistique : Alfy ©

Publié dans SHOW-BUSINESS

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