Musique des hautes sphères chez Bertelsmann : trouver 5 milliards d’euros

Publié le par Hubert Mansion

 

Les fluctuations macro-économiques des multinationales du disque sont aussi intéressantes à suivre que le voyage des redevances dans un contrat car elles exercent l’une sur l’autre une influence mutuelle. Elles sont, du reste, l’une et l’autre aussi tordues et en voici un exemple.

On sait que le groupe Bertelsmann (possédant notamment BMG) est la seule société multinationale dans ce secteur dont le capital est majoritairement familial. La famille Mohn détient en effet 74,9% des parts. Le reste, soit 25,1 %, appartient au groupe GBL, société belge menée par Albert Frère et possédant 5 grosses participations dans différents secteurs.

La famille Mohn a toujours tenu à garder son capital dans ses mains. Mais en vertu d’une convention d’actionnaires entre ce groupe et GBL, le conseil d’administration de GBL a décidé de demander, à partir de fin mai 2006, la mise en œuvre de la possibilité qui lui est offerte d’introduire en bourse le groupe BERTELSMANN si les conditions de marché sont favorables.

Cette proposition ne plaît évidemment pas aux Mohn. Ils envisageraient de racheter la participation de GBL pour la somme de 5 milliards d’euros afin d’éviter toute introduction en bourse de Bertelsmann. Mais où trouver cette somme ?  Certains analystes évoquent une vente possible de sa participation de 50% dans Sony-BMG ainsi qu’une vente de BMG Music Publishing pour un total de 2 milliards.

BMG disparaîtrait donc de la scène musicale et chercherait acquéreur pour un million de titres. Il semble que ce ne soit plus qu’une question de jours : les multinationales aussi se font virer…

Publié dans SHOW-BUSINESS

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