avec Hubert Mansion Produit par ARTSON Québec, 18 juin 2006 AVEC LE...
Entrevue du 1er mars 2006 Entrevue du 3 mars 2006 "L'enfant du Loft"

Entrevue du 26 avril 2006
Entrevue du 6-6-6
Entrevue du 24 août 2006
"Le NippleGate"
Entrevue du 27 septembre 2006
"Médecine du Loft"
ENTREVUE avec HUBERT par M. GIROUX - 95,1fm
Entrevue du 5 avril 2006:

Hubert MANSION

"Un mot de la relation de presse"
Lisez
ICI
Auteur et Recherche:
Hubert Mansion
Mise en page / Audio
illustration / Animation:
Lise Bisson
Collaboration spéciale:
Merci à Denis Grenier
et Simon Senay
Partenariat en référence
Les médias ignorent la raison pour laquelle le public devient subitement vorace d’informations
sur telle ou telle vedette, et il leur suffit d’en profiter. Mais en ce qui concerne Britney, ils semblent croire que l’intérêt du public consiste en une sorte de revanche des anonymes contre les
célèbres, lorsque ces derniers s’écroulent sur le tapis rouge. S’y ajoute, pour certains, une sorte de morale immorale que l’on pourrait résumer comme suit: Britney étant un pur
produit marketing, elle ne mérite pas d’être traitée en humaine. L’affaire est donc faite.
Bien sûr, les malheurs d’une jeune femme riche feront toujours le bonheur des jeunes filles pauvres. Mais pourquoi celles-ci se plaisent-elles tant au spectacle de la déchéance morale et physique
de Britney Spears? Ne suffirait-il pas de savoir, une fois pour toutes, que l’icône est tombée, et s’est brisée? Pourquoi la suivre jusqu’au
vomitoire? Faut-il supposer que des millions de lecteurs et de téléspectateurs soient à ce point cruels?
La déchéance
Il faudrait d’abord s’entendre sur cette prétendue déchéance. Au niveau commercial, son dernier album s’est haussé au 2ème rang des ventes mondiales et l’on s’attend à 3 millions d’exemplaires pour Black Out. Au Canada, cet album se vend dans des quantités semblables à celui d’Alicia Keys. La ligne de parfum de Britney continue de flotter au sommet des ventes aux États-Unis comme en Angleterre. Cette déchéance n’empêche donc nullement des millions de personnes d’acheter album et produits dérivés, au contraire d’un Michael Jackson.
Britney n’est par ailleurs pas la seule dans le caniveau. Lindsay Lohan, Paris Hilton et Amy Winehouse (actuellement meilleure vendeuse mondiale) se côtoient dans ce même créneau de drogue, sexe, alcool & perturbations mentales. De sorte qu’il faut se demander si la jeune–femme-qui-pète-les-plombs est une icône brisée – ou un nouveau modèle.
Un nouveau modèle
Madonna avait de cette façon devancé le girl power, et incarné un moment de l’inconscient collectif, en s’attirant elle aussi les foudres des médias, ne comprenant pas ce qui se profilait. Quand elle déclarait le droit au sexe sans amour, celui-ci étant réservé au pouvoir, bien des commentateurs la prenaient pour une molécule écartée, mais cette revendication semble déjà dépassée tant elle est quotidienne. Britney exprime-t-elle à sa manière ce qu’une partie du public ressent confusément? Cette sorte d’état-limite, «borderline», au-delà duquel on sombre dans la maladie mentale?
Oui
Je ne pose la question que par délicatesse, car la réponse, pour moi, est évidente: il
faut voir dans le déséquilibre émotionnel de Britney et consorts, et dans la fascination mondiale qu’il
inspire, l’annonce de sérieux troubles de ce type auprès de très nombreuses personnes (particulièrement de jeunes femmes anglo-saxonnes). Le comportement de la vedette, qui nous paraît si désaxé,
prévient d’une montée de la maniaco-dépression et autres graves troubles de santé mentale chez les adolescentes. Il serait beaucoup plus utile de s’inquiéter de ce que ces jeunes chanteuses
annoncent que de se formaliser de ce qu’elles affichent, car il n’est pas question de scandale mais de détresse.
COMMENTAIRES