Comment j'ai appris le music business

Publié le par Hubert Mansion

 

On me demande souvent comment j’ai appris le music business. A l’Université, on n’enseignait alors que la propriété intellectuelle et les contrats mais ni les contrats de la propriété intellectuelle ni, a fortiori, ceux de la musique.

Il n’existait à l’époque aucun ouvrage en français sur le music business (raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire Tout Le Monde Vous Dira Non) et très peu de livres disponibles en anglais.

J’ai donc passé mon temps à récolter tous les contrats que je pouvais trouver et je les ai comparés, en me demandant la raison des différences de termes et de formulation que je rencontrais. Peu à peu, je me suis familiarisé aux premiers pièges contractuels, qui se cachent souvent dans les définitions, en les notant un à un dans un fichier. La comparaison partait sur des bases telles que :

Par « phonogramme » ou « support phonographique », il convient d’entendre tout support permettant la fixation et/ou la reproduction du son, notamment les disques, cassettes et les bandes, par tous moyens inventés ou à inventer, qu’ils soient réalisés par des procédés mécaniques, magnétiques, acoustiques, numériques, optiques ou autres (contrat 1) ;

Par « phonogramme », il faut entendre tous supports de son enregistrés sur disque, pellicule, bande sonore, fil et autres, réalisés par des procédés mécaniques, acoustiques, magnétiques ou autres, connus ou à découvrir (contrat 2) ;

Par « Phonogramme » il convient d'entendre toute fixation d'une séquence de son par tous procédés sur un support de quelques nature que ce soit, et notamment les disques compacts, bandes et autres, et en général tous modes de reproduction du son par des procédés mécaniques, acoustiques, numériques et/ou optiques et qui est destiné à la vente au détail (contrat 3) ;

"Phonogramme": désigne, selon les habitudes de l'industrie du disque, tout support ou configuration matériel incorporant des prestations sonores/musicales destinées au grand public par la voie du commerce au détail (contrat 4) ;

Par «phonogramme» ou «support phonographique», il convient d’entendre tout support permettant la fixation et/ou la reproduction du son, notamment les disques, cassettes et les bandes, par tous moyens inventés ou à inventer, qu’ils soient réalisés par des procédés mécaniques, magnétiques, acoustiques, numériques, optiques ou autres (contrat 5) ;

Une telle étude peut sembler fastidieuse, mais elle est aussi importante que celle de l’anatomie pour un futur médecin. D’ailleurs, de même qu’un étudiant en médecine cherche sur sa femme les organes encore trop abstraits dans ses livres, je n’écoutais des chanteurs que leurs déclarations sur les royalties. J’aurais acheté une copie de leur contrat plutôt que leurs disques et aujourd’hui encore je préfère mille fois lire le ridder des Stones qu’assister une seconde à leur spectacle : on ne se refait pas !

Publié dans SHOW-BUSINESS

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Mademoiselle C. 21/01/2006 15:15

Comme je vous comprends!J'en profite pour vous présenter mes meilleurs voeux pour le coup!A bientôt.:)Mlle C.

Anne-Lise Nadeau, auteure-compositrice-interprÚte 01/01/2006 20:18

C'est super d'avoir une référence comme vous! Il est vrai que trop peu de livres se penchent sur le sujet. Comme je suis du genre à dévorer l'information (je ne veux tellement pas me faire avoir!), je suis heureuse de venir faire un tour sur votre blogue!J'aurai problablement de conseils à vous demander si jamais une compagnie est intéressée à me signer!Continuez votre beau travail! :-)