Marie-Chantal Toupin se trompe

Publié le par Hubert Mansion

Quand un chanteur quitte son manager, il est préférable qu’il  reste discret sur les raisons de la séparation. Mais quand une chanteuse se sépare d’un manager qui est en même temps son conjoint, il est absolument nécessaire qu’elle se taise.  C’est ce que ne fait pas la chanteuse Marie-Chantal Toupin  : séparée de celui qui s’est, avec elle, dépensé sans compter pour sa réussite, la chanteuse fait trois erreurs de communication dans le show-business : elle déclare aux médias qu’elle ne l’aime plus, qu’il la contrôlait et qu’elle a décidé de gérer sa carrière seule.

Règle numéro 1 :

on ne parle de sa vie privée que quand cela peut servir.

Dire qu’elle n’aime plus un homme avec lequel elle s’était fiancée en direct l’été dernier se  comprend certainement quand on connaît la nature humaine. Mais cela détruit la crédibilité des déclarations antérieures de la chanteuse, et les valeurs qu’elle avait tenté d’affirmer dans la société québécoise qui aimait ce message :  être une star et fidèle.

Si elle a, comme elle le prétend aujourd’hui, fait semblant de jouer l’amoureuse, comment pourra-t-on croire les futures déclarations de la chanteuse ? Comment saura-t-on quand c’est vrai ? – ce qui est une question majeure dans le show-business. A qui ses chansons s’adressaient-elles ?  Les fans se posent des questions et commencent à douter.

De leur côté les médias, un peu mis à mal par ces déclarations qui leur retombent dessus ( elle avait fait ça pour les caméras en quelque sorte, mais aussi pour les mensuels, les hebdomadaires, les trimestriels, les quotidiens et les calendriers) se demandent s’ils continueront à appuyer une chanteuse qui les fait passer pour des manipulateurs.

Règle numéro 2 :

le management est du contrôle.

Dénoncer, comme le fait Marie-Chantal Toupin, le contrôle exercé par un manager, revient à dénoncer le management. Elle se met ainsi à dos tous les managers.

Règle numéro 3 :

on ne gère jamais sa carrière seule.

En l’entendant affirmer fièrement qu’elle allait prendre seule ses décisions, la majeure partie de l’industrie s’est dit sans le dire : aux abris. Une telle affirmation fait peur à l’industrie provinciale, nationale et internationale. S’il y a une industrie de la musique sur Vénus, ils pensent pareil, y compris dans les autres systèmes solaires pour qui cela signifie : décisions impulsives, crises de nerfs, et investissement périlleux.

Ces trois erreurs de communication aboutissent à une règle absolue : il faut immédiatement un manager à Marie-Chantal Toupin.

Publié dans SHOW-BUSINESS

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Fan de Marie-Chantal 06/11/2006 03:55

Je ne suis absolument pas d'accord avec les propos dont vous avez faits part. D'accord si c'est votre avis, mais je crois que Marie-Chantal a agit de manière fonceuse, comme elle sait si bien le faire et qu'elle a le droit d'entreprendre toute décision comme elle l'entend.

Jean-Michel 11/12/2005 04:28

Bonjours, selon l'office de la langue française, la version francophone de «Management» est GÉRANCE!

Hubert Mansion 01/05/2006 19:36

Vous avez raison, c'est bien la recommandation de l'Office. Mais...j'ai toujours dit management, voilà ma seule excuse.

Gilliane 02/11/2005 17:46

Et hop j'ai l'impression de me retrouver en cours...lol. J'avoue que votre blog est vraiment passionnant. Je dévore les articles régulièrement et je prends des notes.