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avec Hubert Mansion

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Québec, 18 juin 2006

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au FM Parlé de Montréal par

 

  

Entrevue du 1er mars 2006

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Entrevue du 3 mars 2006

 "L'enfant du Loft"

 

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Entrevue du 24 août 2006

"Le NippleGate"

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Entrevue du 27 septembre 2006

"Médecine du Loft"

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par M. GIROUX - 95,1fm

 

 

 

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Entrevue du 5 avril 2006:

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Entrevue du 17 juillet 2006
 
avec HUBERT par Tommy GAUDET
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Entrevue TQS - septembre 2007

avec Hubert MANSION

par Jean-Guy MONGRAIN

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 Hubert Mansion 

   

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et Simon Senay


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Jeudi 24 août 2006

au FM Parlé de Montréal par

 

  

"Le NippleGate"

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Info : Lise Bisson
Relations de Presse
pour Hubert Mansion
 
par Hubert Mansion publié dans : ENTREVUES avec Hubert
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Mardi 22 août 2006

 

Le « colonel » Parker appartenait, avec le colonel Sanders du PFK, à cette armée de militaires qui ne doivent leurs médailles qu’à leur goût du déguisement. La correspondance entre ces deux officiers de pacotille était d’ailleurs si forte qu’à la mort du gérant d’Elvis, un journal de Phoenix titra : « Le colonel  Tom Parker a rendu son tablier et emporte avec lui sa recette secrète de la rôtisserie du rock and roll ».

L’un et l’autre partageaient un sens inné de la promotion, un goût hollandais pour l’argent et une relation particulière avec le poulet : quand l’un les faisait frire, l’autre, dit-on, les faisait danser. Avant de gérer Elvis Presley sur les planches de Las Vegas, le colonel Parker proposait en effet au public pour quelques cents le spectacle de poulets sautillant sur une plaque brûlante : fasciné dès son plus jeune âge par le monde de la kermesse, il ne le quitta jamais.

Andrea Cornelis van Kuik naît à Breda (Pays-Bas) le 28 juin 1909. Il apprend très tôt de son grand-père que, pour attirer le chaland dans des attractions douteuses, il suffit d’un peu de mystère et de beaucoup d’exagération. Il retiendra la leçon toute sa vie, puisqu’on retient toujours les leçons d’un grand-père.

De petits mensonges en supercheries miniatures, il se retrouve, croit-on, impliqué dans une affaire de meurtre jamais élucidée et fuit en Amérique. Il y devient  le « colonel » Tom Parker, du nom d’un passager clandestin jeté par-dessus bord.

Il ne songe alors aucunement à la musique, à laquelle il ne s’intéressera jamais vraiment. De petits boulots en travaux complémentaires, il finit par s’occuper de la protection des animaux. Non pas, bien sûr, que les bêtes le touchent particulièrement, mais parce qu’il peut s’en servir, comme son collègue de l’armée, Sanders. En l’occurrence, la SPCA locale lui offre logement et salaire décents.  Quand les fonds viennent à manquer, Parker organise une collecte. Il ne s’agit pas, évidemment, d’aider les animaux : on s’aperçoit bientôt qu’il échange les dons de nourriture destinées aux chats errants contre des steaks pour ses soupers de famille, ce qui met fin à l’œuvre de bienfaisance. Qu’importe, se dit le colonel, laissons les vivants et occupons-nous des cadavres. Il crée avec son associé, un déficient mental, un cimetière pour animaux et persuade un entrepreneur de confectionner gratuitement - faut-il le dire - une première pierre tombale – fausse – pour attirer la clientèle.

Peu à peu, ses talents de promoteur le conduisent vers le milieu de la musique. C’est alors qu’en 1954, un ami lui présente un chanteur qui électrise déjà ses spectatrices : Elvis Presley. Le colonel a enfin trouvé son attraction. Il ne lui reste plus qu’à monter un cirque.

L’énergie dépensée par Parker dans la carrière d’Elvis Presley dépasse l’imagination. En très peu de temps, il donne au chanteur une envergure nationale et des succès discographiques considérables. A 20 ans, Presley bat déjà des records d’audience à la télévision. Deux ans après son association, le King cumule 48 disques d’or et déclare plus de 20 millions $ aux impôts.  D’un jeune homme plutôt pieux, assez innocent, le Colonel Parker a fait un dieu du sexe et une icône de la brillantine. Interdisant toute communication directe entre la presse et son protégé, il impose des conditions sévères à sa maison de disques (RCA) et aux promoteurs de spectacles, tandis qu’il veille personnellement à sa publicité. Elvis, élevé dans la misère, obtient l’argent qu’il avait promis à sa mère et le succès qu’il attendait depuis toujours.

C’est généralement ce moment que choisissent les artistes pour quitter leur gérant, sûrs qu’ils ne doivent leur succès qu’à leur seul talent.  Mais Parker manigance habilement pour l’envoyer en Allemagne effectuer son service militaire, au lieu de le laisser donner des concerts gratuits – expression odieuse – aux troupes. Elvis, perdu en Europe, inquiet pour son avenir, en revient dompté et drogué. Le fauve, tête basse, est prêt pour la domestication et vient manger dans la main de Parker. « Elvis Presley est mort le jour ou il est entré à l’armée », affirmera plus tard John Lennon.

Dans les neuf années qui suivent son retour, le chanteur, abandonnant la musique, tourne 27 films pour Hollywood. Produit dérivé de lui-même, obligé de jouer l’acteur-chantant pour satisfaire ses fans, il perd peu à peu ses admirateurs, sa crédibilité et ses recettes. Parker en invente immédiatement une autre : les retrouvailles télévisées. En 1968, l’être de cuir et de déhanchement remet tout le monde d’accord et triomphe devant des millions de téléspectateurs.

Les années 70 seront pour l’artiste et son gérant celles de la gloire et de la déchéance.  Pour rembourser ses dettes de jeu s’élevant à 8 millions $, Parker exploite la bête de cirque jusqu’à la tuer. L’artiste, parfois, se rebiffe contre son manager anti-sémite, son conseiller musical qui n’aime pas la musique, l’être asexué qui l’a transformé en objet sexuel. Mais il finit toujours par se soumettre et cherche la paix dans sa pharmacie. Vers 1971, la posologie habituelle d’Elvis se compose d’un comprimé de valium, une pilule de Valmid, une autre de Placydil et de la codéine. Par la suite, il ajoute du Percodan et du Démérol liquide. On révélera plus tard qu’un seul médecin lui prescrit pour la seule année 1975, 1296 amphétamines, 1891 sédatifs et 910 narcotiques.  Son corps ne peut évidemment supporter ce que sa tête demande. Il souffre de caillots de sang, d'hypoglycémie, son foie dépasse de trois fois sa taille normale; son colon est noué, et ses selles  blanches comme de la craie. Mais rien de tout cela n’empêche la parade : tant qu’il est capable de remonter sur scène, affirme Parker, tout va bien. Pour lui, au contraire, rien ne va plus. L’homme, obsédé par le contrôle, croit pouvoir hypnotiser les machines à sous et autres Roues de fortune : il doit maintenant 30 millions de dollars à Las Vegas. La bête meurt d’épuisement et le dompteur s’étrangle dans son lasso.

Le sacrifice qu’Elvis aura fait de sa vie contribue à sa gloire posthume. Encore une idée, semble-t-il, de son gérant, et seule explication de l’état de déchéance dans lequel il aura laissé sombrer l’artiste. La cruauté de cette démarche n’enlève rien à sa justesse, deux milliards de disques vendus en témoignent.

 

A un prix inhumain, le colonel Parker a révolutionné la façon de gérer les chanteurs en innovant sur plusieurs points. D'une part, il a poussé le vedettariat de son artiste à un niveau jamais atteint auparavant en maîtrisant sa communication; d'autre part, il s'est érigé lui-même en star. Avant lui, les gérants d’artistes se limitaient à vendre dans l’ombre leurs tours de chant. Aujourd’hui, ils leur fabriquent de l’imaginaire.

Parker a été suivi, à commencer par René Angelil. Mais cet élève a dépassé son maître sur le point principal : alors que la carrière d'Elvis s’est bâtie sur cette autodestruction, celle de Céline semble atteindre un niveau d'humanité peu commun dans le show-business.

Le Colonel Parker, l’homme derrière Elvis, par Alanna Nash, (Stanké)

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Lundi 17 juillet 2006
 
 
La  Radio  du  Net
  
 
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du 17 juillet 2006
 
avec HUBERT par Tommy GAUDET
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Info : Lise Bisson
Relations de Presse
pour Hubert Mansion
 
 
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Samedi 15 juillet 2006

 

Un ami producteur  souhaite « adapter » le boléro dans une version légèrement techno. Il me demande si c’est possible.

-Non, lui dis-je, c’est interdit.

-Jusqu’à quand ?

-Ca dépend…

-C’est quand même bizarre avec les juristes, me répond-il. Leur réponse commence toujours par « ça dépend ».

-Tu veux que je t’explique ?

- Ça dépend. Ça va durer combien de temps ton explication ?

-Trop longtemps pour toi, c’est sûr. Ravel est mort en France en 1937.

-Je sais.

-En France la durée du droit d’auteur est de 70 ans après sa mort.

-Je sais tu l’as déjà dit sur ton blog. 1937 + 70 = 2007. L’année prochaine c’est bon.

-Pas vraiment justement. Il y a une prolongation de 8 ans et 120 jours en raison de la Guerre de 1914.

-Bon, donc on attend 2016.

-Pas sûr.

-Il y a encore une arnaque ?

-Ce n’est pas une arnaque, c’est un litige juridique. D’abord cette prolongation de 8 ans n’existe qu’en France et pas en Belgique, par exemple; deuxièmement il n’est pas vraiment sûr qu’elle existe car elle a peut-être été abrogée.

-Comment ça « peut être » ??

-C’est un problème européen. On ne sait pas si la directive européenne qui a prolongé le droit de 50 à 70 ans a aboli les prolongations dues aux guerres.

-On le saura quand ?

-Il faut que la Cour de Cassation se prononce, car tous les tribunaux ne sont pas d’accord.`

-C’est quoi son numéro de téléphone ?

-On ne peut pas téléphoner comme ça, dis-je. Ce n’est pas les renseignements.

-Bon, qu’est-ce qu’on fait alors ?  Il faut appeler la police ?

-La police n’a rien à voir là-dedans.

-Une société d’auteurs ? La Sacem ?

-Ils ne pourront pas te répondre. Ils n’en savent rien.

-Tu es en train de me dire que personne ne peut me répondre ?

-Exactement.

Je comprends qu’il y a quelque chose d’inacceptable dans cette réponse qu’il n’y a pas de réponse. L’incertitude juridique est la chose la plus désagréable à faire passer à un producteur…

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Mercredi 5 juillet 2006

 

Dans l’écrasante majorité des cas, les managers d’artiste effectuent un travail harassant pour un salaire de pacotille. Attendu que les artistes, dans plus de 80 % des cas, ne vivent pas de leur métier, comment leur manager, qui ne perçoit, au mieux, que 25 % de leur misère, pourraient-il  en survivre?

De là vient l’extrême rareté des managers. Mais aussi de lourdes conséquences pour les artistes. Car du caractère pratiquement bénévole du management découle un effet pervers, la majorité des chanteurs finissant par s’habituer (il ne faut pas de grands efforts) à ce qu’on travaille bénévolement pour eux.

Il s’ensuit souvent que certains artistes en arrivent à mépriser secrètement leur manager dans un raisonnement qui a l’apparence de la logique : d’une part, ils les jugent incapables puisqu’ils n’arrivent pas à générer les revenus que leur talent mérite ; d’autre part, ils voient la preuve de cette stupidité dans leur acceptation de travailler pour des peanuts. L’affaire est ainsi faite, mais ces artistes gardent néanmoins leur manager comme on conserve une baby-sitter hippie en attendant d’en trouver une allemande.

Quand vient tout à coup une somme d’argent, ils se trouvent pris d’une crampe au poignet qui les empêchent de signer le chèque. Non point qu’ils veuillent voler quiconque, bien sûr : la majorité des gens qui font du mal se persuadent qu’ils font du bien. Mais ils trouvent d’excellentes raisons que le manager de Pavarotti décrivait ainsi : «vous voulez savoir ce qu'il y a de plus pénible dans le métier d'agent? Essayez de toucher vos 10 %  une fois que votre artiste a chanté. Une fois qu'ils ont chanté et qu'ils ont eu un grand succès, ils vous oublient complètement. Ils pensent que c'est à leur voix magnifique qu’ils doivent  tout. Le fait que vous ayez travaillé dur pour leur faire gagner cet argent est souvent omis. Ils oublient qu'une partie de ces gains vous appartient. "Oh, disent-ils,  j’ai un emprunt à rembourser. J'avais besoin d'un costume neuf. J'ai dû acheter ceci, ça et autre chose.»

Je regrette beaucoup que les chanteurs ne prennent pas davantage la peine d’observer – au moins – comment leurs managers se démènent. Ils ne le font pas par stupidité mais par vanité : la contemplation de ces efforts leur paraîtrait la preuve de leur insuffisance artistique. Dans le meilleur des mondes, en effet, le talent devrait suffire; la seule exposition au monde de leur voix, de leur beauté, de leur charisme fluorescent devrait rassembler les foules. Dès lors, étudier les marchandages, les insistances, les renvois d’ascenseur leur paraît du plus haut mauvais goût.

Mais ou puisent-ils une pareille certitude? Pourquoi n’examinent-ils pas la vie de génies tels que Beethoven,  Schubert, ou Bach? S’ils réfléchissaient un peu, ils se rendraient même compte que, dans une certaine mesure, plus le talent est grand, plus il faut de temps pour l’imposer.

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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