Sebasto, l’interprète d’une chanson qui a cartonné en France, vient d’annoncer qu’après avoir vendu plus de 100.000 disques, il a touché à un chèque final de 477€.
Cette intéressante contribution à l’histoire des mathématiques comporte une leçon de droit, et une autre de calcul.
La leçon de droit La leçon de calcul En effet, sur base d’un prix de gros de 2,5€ pour un single, un artiste qui vend 100.000 exemplaires peut espérer gagner à peu près: La notion de « recettes nettes » a fait la ruine de bien des gens qui ont économisé leurs frais d’avocat. Merci à Philippe Axel de m’avoir communiqué la nouvelle... Elle pourrait s’intituler, comme autrefois « Martine va à la Ferme » , « Sebasto ne consulte pas d’avocat », et s’applique avec la même régularité à des centaines d’interprètes tous les ans:
1.Sebasto est tout content qu’on lui propose un contrat (page 1)
2.Sebasto lit le contrat et n’y comprend que dalle (page 2)
3.Mais il est quand même content (page 3)
4.Sebasto ne consulte pas d’avocat spécialisé car il a peur de faire échouer le deal si un avocat s’en mêle
5.Ses producteurs lui disent de leur faire confiance (on a les mêmes intérêts que toi, tu vas gaspiller ton fric (d’ailleurs tu n’en as pas))
6.En synthèse, Sebasto ne comprend pas son contrat, est quand même content, et le signe.
7.Les redevances que touchent les interprètes sont des pourcentages
8.Un pourcentage n’a de sens que si l’on connaît son assiette
9.Dans l’industrie musicale la royauté se calcule en principe sur le prix de gros des disques vendus
10.Mais non pas sur les recettes nettes de l’exploitation, comme dans le contrat apparemment signé par Sebasto.
11.Récapitulation: 8% des recettes nettes de la vente d’un disque n’ont aucun rapport avec 8% du prix de gros d’un disque
100.000 X 2,5€ (prix de gros) X 8% (taux de redevance) = 20.000€
Tandis que s'il est payé sur les "recettes":
Recettes brutes – (Dépenses+frais+achat d’une Mercedes pour la production) = des cacahuètes X 8% = 477€
Illustration: Création Simon Senay Nov. 2007
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J’ai toujours pensé que le « music business » est beaucoup plus éprouvant à Paris que partout ailleurs; mais en revanche, les Champs-Élysées en taxi, quand auteur, compositeur, interprète ou producteur, on entendait sa propre chanson à la radio, au début du mois de mai; 
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