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CONFÉRENCES

avec Hubert Mansion

Produit par ARTSON

Québec, 18 juin 2006

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ENTREVUES

AVEC  LE...

au FM Parlé de Montréal par

 

  

Entrevue du 1er mars 2006

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Entrevue du 3 mars 2006

 "L'enfant du Loft"

 

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Entrevue du  26 avril 2006

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Entrevue du 6-6-6

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Entrevue du 24 août 2006

"Le NippleGate"

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Entrevue du 27 septembre 2006

"Médecine du Loft"

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ENTREVUE avec HUBERT

par M. GIROUX - 95,1fm

 

 

 

FRÉQUENCE LIBRE

 

         

 

 

Entrevue du 5 avril 2006:

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La  Radio  du  Net
  
 
Entrevue du 17 juillet 2006
 
avec HUBERT par Tommy GAUDET
et  Simon-Pierre BILODEAU
 
   

Entrevue TQS - septembre 2007

avec Hubert MANSION

par Jean-Guy MONGRAIN

Décès de Pavaroti

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LITTÉRATURE  par  Hubert Mansion

 


 

Biographie de l'auteur

Hubert  MANSION 

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"Un mot de la relation de presse"
 
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Auteur et Recherche:

 Hubert Mansion 

   

Mise en page / Audio

illustration / Animation:

   


Lise Bisson
 

  

Collaboration spéciale:

Merci à Denis Grenier

et Simon Senay


 Partenariat en référence

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Samedi 21 mai 2005

Il ne s’agit pas à proprement parler de contrefaçon car le droit d’auteur ne protège que les œuvres et non les idées ni les concepts, mais le principe est le même : utiliser la création d’autrui en se l’appropriant. Ici, ce sont les créatifs qui se font passer pour d’autres.

Ici, ce sont les créatifs qui se font passer pour d’autres. Ils sont répertoriés sur ce site.

Merci à Michel Zappy – le merveilleux graphiste de la couverture de mon dernier livre – de m’avoir communiqué cette adresse.

par Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Vendredi 20 mai 2005

Le  7 avril dernier, un jeune homme est retrouvé sur une plage du comté de Kent. Il est amnésique, habillé d'un smoking, et ne s'exprime pas. Quand on l'emmène à l'hôpital, il ne répond pas aux questions qu'on lui pose, mais dessine très précisément un piano à queue. On l'emmène aussitôt à la chapelle, et il se met à jouer comme un virtuose…

Voici, en quelques lignes, le début d'une aventure médiatique qui fait le tour du monde, et qui finit à Hollywood où l'on se demande comment acheter les droits de ce qui pourrait peut-être devenir un film.

D'où vient l'intérêt que portent les médias et le public à cette affaire? Non pas, évidemment, de l'amnésie, phénomène assez banal dans les faits divers. Ni que la personne ne s'exprime pas, ce qui est le cas de la plupart des gens en état de choc. Non,  ce qui suscite l'intérêt, évidemment, est cette affaire du piano.

Ce n'est pas, précisément, que le jeune homme en question joue du piano : c'est qu'il en soit un virtuose. Cela fait croire immédiatement au génie, ou du moins à l'idée que le public se fait du génie : l'homme qui a tout sacrifié à sa passion au point de ne plus savoir qui il est, et de ne pouvoir s'exprimer que par celle-ci. A-t-il été jeté à la mer (comme l'on dit d'une bouteille où on laisse un message) ? S'est-il fait presque tué sur un quai sordide après une nuit de débauche ? Est-ce sa passion qui l'a rendu fou ?  Peu importe :  c'est déjà une sorte de mythe, mi- Beethoven mi-Shine, balayé par la mer romantique comme l'était Chateaubriand, et isolé parmi les fous comme l'était Van Gogh. Il réunit tous les éléments pour faire croire au génie spontané et méconnu, ce qui est un fantasme de notre société et un archétype.

Il s'ensuit notamment deux choses.

D'abord, si ce pianiste donnait, dans une semaine, un concert public (sans parler, sans déclaration aux médias et dans un smoking un peu fripé), il est vraisemblable qu'il ferait un immense succès médiatique car on a décidé, déjà, qu'il était hors du commun. Il pourrait poursuivre une carrière internationale sans aucune autre biographie que de n'avoir aucun passé, et un smoking trempé par un soir d'avril.  Jouant du Beethoven ou du Rachmaninov, c'est cette plage du Kent qu'il nous raconterait sans cesse et, avec ce destin, celui de tous les compositeurs que chacun verrait défiler sans les voir.

L'autre conséquence, qui découle de la précédente, est qu'aucun média, ou presque, ne relate cette déclaration de l'aumônier  de l'hôpital, le révérend Steve Spencer, selon lequel  il «n'est pas le virtuose décrit dans la presse. Il connaît quelques airs et les joue en boucle. J'ai reconnu du John Lennon et des bribes du Lac des Cygnes de Tchaïkovsky».

Cette vérité n'intéresse déjà plus personne car elle détruit tout. L'archétype est en marche.

par Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Mercredi 18 mai 2005

 

  

Le cover, ré-enregistrement d`une œuvre connue déjà commercialisée, connaît ses heures de gloire grâce à Star-Académie qui reprend systématiquement les tubes d`autrefois pour générer des ventes sans prendre trop de risques. Il vient, en outre, de trouver une nouvelle application que l`on pourrait qualifier de technique-marketing à l`ère du web.

CD BABY vient en effet de recommander à ses membres d`inclure un cover dans les albums soumis au site. L`idée est brillante : puisque la majorité des internautes ne connaissent pas les nouveaux talents et n`ont pratiquement aucune chance de les découvrir, on ne peut les attirer qu`en  utilisant la notoriété d`une œuvre célèbre. En tapant MY WAY dans un moteur de recherches  par exemple, les usagers tomberont forcément sur le site d`un inconnu ayant repris la chanson,  pourront l`écouter et découvriront peut-être les autres enregistrements.  Le site propose de réenregistrer des œuvres moyennement célèbres, n`ayant pas été trop souvent reprises afin de ne pas envoyer l`internaute sur des milliers de pages.

Techniquement, et contrairement à ce que pensent beaucoup d `interprètes, le cover ne suppose aucune démarche de la part du producteur. Pour autant que les droits mécaniques soient payés et qu`aucune atteinte ne soit portée à l`intégrité de l`œuvre, aucune autorisation spéciale n`est requise. C`est une des conséquences de la gestion collective des œuvres par les sociétés d`auteur.

On pourrait beaucoup écrire sur les covers, mais je voudrais juste mentionner cette société qui se spécialise dans le ré-enregistrement d`œuvres par leurs interprètes originaux. Beaucoup de ceux-ci, aujourd'hui oubliés,  sont approchés par ces producteurs qui leur proposent un cachet et des redevances pour réenregistrer un de leurs succès, tel FAME, par exemple, pour Irene Cara. Celui-ci est ensuite commercialisé comme s`il s`agissait de l`enregistrement original, sans que personne y trouve à redire.

Le seul problème réel est d `ordre juridique, car il arrive souvent que le contrat autrefois signé par l`interprète lui interdise à vie tout réenregistrement…Reste à trouver un bon avocat plaidant, en cas de problème, que cette clause est contraire au droit.

La question a été débattue devant les tribunaux, et notamment par Jacques Brel reprochant à Philips de lui avoir interdit tout réenregistrement de ses propres œuvres pendant une durée de 10 ans après l`expiration de son contrat. Le tribunal lui avait donné tort, en estimant qu`une telle clause ne limitait pas sa liberté créatrice.

Mais la Cour de Cassation s`est prononcée dans un sens contraire 30 ans plus tard :  la clause n`est licite que si elle est limitée dans le temps, dans l`espace, si elle est justifiée et si elle offre une contrepartie financière. La Cour ajoute que ces conditions sont cumulatives.

Il faut constater que les contrats d`enregistrement ne se sont pas adaptés aux règles fixées par cet arrêt, puisqu`ils continuent d`imposer les mêmes contraintes à des multitudes d`artistes qui n`ont aucune idée qu`ils signent alors une clause illicite…

par Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Mardi 17 mai 2005

J`ai une réelle affection pour Edgar Bronfman Jr car rarement on aura vu, à ce niveau, un tel mélange d`homme d`affaires et d`artiste, investissant des sommes incommensurables pour assouvir sa passion du show-business. Bien sûr il ne part pas de rien, mais il n`en est pas coupable. Bien sûr, il prend des initiatives parfois douteuses, quand on l`observe dans un fauteuil. Mais il suit sa trajectoire depuis son adolescence dans un milieu hostile à ses  goûts.   Et j`aime ceux qui vont au bout.

En 1934 Sam Bronfman, descendant d`un immigrant russe  ayant fait fortune dans l`hôtellerie au Canada, fonde la société Distillers Corporation Ltd à Montréal qui fusionne avec la compagnie Joseph Seagram and Sons, pour devenir la plus importante distillerie au monde.

La prohibition aux États-Unis n`y est évidemment pas pour rien, puisque Seagram développe un important réseau d`exportation vers ce pays. La famille s`étend, se diversifie essentiellement en deux branches que l`on dit concurrentes, mais, sous l`impulsion de Edgar Jr dans les années 90, abandonne peu à peu l`alcool pour le show-business.

Edgar agit par passion personnelle. A 17 ans, il écrit des chansons, et trois ans plus tard il coproduit un film (il écrira plus tard pour Céline)  Il est l`exemple-type de l`investisseur que j`évoque dans Tout le Monde Vous Dira Non  et que devrait rencontrer tout artiste…

Bronfman acquiert 25% de Du Pont de Nemours, et 15% de Time Warner en 1993.  Deux ans plus tard, il persuade son groupe d`acheter 80% de MCA-Universal grâce à la revente de sa participation dans Du Pont de Nemours. Cinq ans plus tard, c`est PolyGram, revendu par Philips, qui entre dans l`empire pour plus de 10 milliards de dollars. La rencontre avec Jean-Marie Messier, autre passionné du show-business que l`on a réduit un peu vite au statut d`escroc, aboutit enfin à une énorme transaction : Vivendi acquiert Seagram en 2000. La famille échange alors 24% dans Seagram contre 8% dans Vivendi. Le résultat est bien maigre, on le sait.

Mais Bronfman persévère. Il réunit des investisseurs pour racheter Warner Music délaissé par AOL Time Warner (2, 6 milliards $) en pleine tourmente. Comme souvent, la restructuration passe par des licenciements énormes : 30% des artistes Warner sont remerciés, et 28% des employés licenciés. On parle ensuite de reprise du profit, mais il ne s`agit que d`une diminution de ses dépenses. Il reste à Warner une seule issue : l`appel au public.

L`introduction en Bourse avait pour objectif de lever 750 millions de dollars, avec l`argumentaire des nouveaux modes de consommation de la musique, notamment l`intrusion des opérateurs téléphoniques. En coulisses cependant, on murmure que l`introduction boursière a surtout pour objectif d`enrichir les actionnaires, tout en réduisant l`endettement du groupe actuellement évalué à 2,5 milliards $.  Il ne s`agit donc pas de réinvestir de l`argent frais dans une multinationale navigant en eaux difficiles. La Bourse ne suit guère : l`action Warner (WMG), qui avait été proposée autour des 22 $ a finalement été introduite à 17 $ l`unité, pour un total levé de 554 millions au lieu des 750 millions $.

Pendant ce temps,  les « vrais » artistes que sont Linkin Park ruent dans les brancards en menaçant de s`en aller s`ils n`ont pas une part du gâteau, ce qui leur permet au passage de bénéficier d`une énorme publicité gratuite.  Il est de bon ton de dénoncer Bronfman, mais qui se prononce sur cette attitude d`artistes ?

Moi.

par Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Dimanche 15 mai 2005

Helmut Lotti vise un public relativement âgé, peu sensible au téléchargement, effrayé par la musique urbaine mais trop impressionné par le classique pour se rendre aux concerts.

Ce public  extrêmement nombreux occupe une niche proche des admirateurs de Richard Clayderman, Frank Michael ou Frédéric François. Peu sensible aux modes, et donc très fidèle à ceux qu`il aime, il est conservateur, réfractaire aux débats d`idées et vite choqué par la nouveauté, préférant l`imitation  à l`original, en musique comme ailleurs. L`imitation offre le plaisir de la nouveauté sans l`inconfort de la surprise.  Ni des bouleversements que celle-ci peut procurer.

Ce public préférera donc toujours Ténériffe à la Bolivie,  le ping-pong au tennis et le solarium au soleil.

Mais les imitations, en musique, ne se présentent pas comme de faibles copies : elles ont, au contraire, pour but de renforcer certaines caractéristique du modèle, tout en effaçant les autres. Le cinéma hollywoodien des années 50 ne faisait pas autrement, en procédant systématiquement par caricature.

On retrouve cette caricature dans toutes les déclinaisons sonores d`Helmut : quand Helmut goes classic, il prend un habit de ténor (au moment où de nombreux ténors réellement classiques tendent, au contraire, à se fondre à la pop pour augmenter leur audience), mais il chante avec micro des airs hors du répertoire. Quand il se déclare Out of Africa, il fait tout sauf de la musique du monde, car il ne fait jamais que du Helmut.

Cette stabilité se retrouve bien sûr à l`image. Comme Bernard Lavilliers affiche à Neuilly son image de guerilleros, Helmut promène partout où il va son costume acheté à Bruxelles.

Sauf quand il veut faire local, un peu comme les Dupond(t) qui se déguisaient en Chinois pour passer inaperçu.

En somme, il n`y a qu`une exception : si sa voisine enlève le haut, il laisse tomber la veste.

Une petite touche d`érotisme folklorique comme on faisait dans les années 20, à laquelle (il suffit de regarder sa tête), Helmut reste insensible pour l`une des deux raisons suivantes. Soit parce qu`il est marié. Soit parce qu`elle est Noire.

par Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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