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CONFÉRENCES

avec Hubert Mansion

Produit par ARTSON

Québec, 18 juin 2006

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ENTREVUES

AVEC  LE...

au FM Parlé de Montréal par

 

  

Entrevue du 1er mars 2006

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Entrevue du 3 mars 2006

 "L'enfant du Loft"

 

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Entrevue du  26 avril 2006

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Entrevue du 6-6-6

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Entrevue du 24 août 2006

"Le NippleGate"

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Entrevue du 27 septembre 2006

"Médecine du Loft"

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ENTREVUE avec HUBERT

par M. GIROUX - 95,1fm

 

 

 

FRÉQUENCE LIBRE

 

         

 

 

Entrevue du 5 avril 2006:

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La  Radio  du  Net
  
 
Entrevue du 17 juillet 2006
 
avec HUBERT par Tommy GAUDET
et  Simon-Pierre BILODEAU
 
   

Entrevue TQS - septembre 2007

avec Hubert MANSION

par Jean-Guy MONGRAIN

Décès de Pavaroti

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LITTÉRATURE  par  Hubert Mansion

 


 

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"Un mot de la relation de presse"
 
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Auteur et Recherche:

 Hubert Mansion 

   

Mise en page / Audio

illustration / Animation:

   


Lise Bisson
 

  

Collaboration spéciale:

Merci à Denis Grenier

et Simon Senay


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Dimanche 23 décembre 2007

 

Quelle n’est pas ma surprise de lire une publicité pour le dernier film de Denys Arcand, L’Age des Ténèbres, parue ce matin.

N’y figurent pas moins de 30 critiques élogieuses voire dithyrambiques («Coup de génie», «infiniment séduisant», «profondément bouleversant») pour un film que la critique française a assassiné, et que la critique québécoise, dans son ensemble,  s’est contentée de saluer poliment.

Les inconditionnels du réalisateur ont déjà vu le film . Mais les autres?  Comment convaincre les hésitants, refroidis par les critiques étrangères, d’aller quand même assister au spectacle?

La question vaut 1 million de dollars, somme réinvestie par le distributeur dans la promotion au Québec: la réponse donnée s’élève, à mon avis, à beaucoup moins.

Publier en pleine page des éloges alors que tout le monde sait qu’il y a eu beaucoup plus de critiques ne leurrera pas grand-monde. N’importe qui peut avoir accès en quelques secondes sur le net aux commentaires des journalistes.

Il y avait pourtant une occasion idéale de relancer la promotion de l’Age des Ténèbres. Il fallait lancer un débat sur le film afin de pousser le public à se positionner, et de juger par lui-même.  N’aurait-il pas été beaucoup plus efficace de publier sur la même page, en dessous de la photo d’Arcand:

«En quoi consiste un film de vieux con? C’est un film dans lequel le réalisateur clame aveuglément sa haine de l’époque moderne, parce qu’il souffre au fond de n’être plus dans le coup. (Les Inroks,)»

 

en face de:

«Coup de génie… Le chef d’œuvre de Denys Arcand (Journal de Montréal)»

Et:

«Arcand mine le terrain tous azimuts au risque d’une râlerie cinématographique qui perd en profondeur (L’Humanité)»

à côté de:

«Un film choc pour se divertir et réfléchir (CHLT)»?

De victime hésitante regardant avec angoisse son 15$ d’entrée, le public se serait transformé, face à cette opposition, en participant et en critique. Quel que soit le plaisir de voir le film, il aurait gagné le bénéfice de donner son avis dans le cadre d’un débat public, d’autant que l’on sait aujourd’hui que l’une des grandes motivations des sorties culturelles repose sur la volonté de socialiser.

Au passage, il aurait ainsi apporté un sujet de conversation au souper de Noël, ce qui n’est jamais négligeable, et donné à ses convives l’envie de se faire également une idée personnelle.

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Mardi 4 décembre 2007

 

Quelle est la réaction des maisons de disques à la crise? Exiger de plus en plus de droits, offrir de moins en moins de garanties.

Exiger plus de droits, car aujourd’hui l’argent n’est plus dans le seul disque, mais dans le spectacle, le merchandising, la publicité, les sonneries, les films.

Donner de moins en moins de garanties, car l’avenir est incertain: en d’autres mots, profiter de la crise de la main droite puis de la main gauche.

Prenant tout ce qui est à prendre sans offrir rien d’autre qu’un marketing le plus souvent dépassé, elles continuent toutefois à  déplorer haut et fort que le téléchargement nuit aux artistes.

Les protégeaient-elles si bien? Ça se saurait.  Ont-elles compris la leçon? Elles n’ont pas fait leurs devoirs.

Leur image n’a jamais été si détestable auprès du public – elles le poursuive de procédures – ni auprès des artistes, dont les meilleurs les quittent.

Alors quoi? Changer de comportement, peut-être? Respecter ceux qui les alimentent et ceux qui les font vivre?  Changer de positionnement et passer du statut de victime à celui de responsable?

L’avenir est grand ouvert pour une maison de disques qui ferait ce qu’elle n’a cessé d’enseigner à ses artistes: travailler sur son image

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Vendredi 30 novembre 2007

Quand on l’observe de ce côté de l’Atlantique, la position officielle de la France à l’égard d’Internet est constante:

-Aucun pays occidental n’a été si réticent devant cette nouvelle technologie;

-Quinze ans plus tard, ce même pays adopte une des législations les plus contrôlantes auprès des internautes.

On dirait que l’accès d’à peu près tout le monde à presque tout irrite l’Hexagone dans ses fondements:  Quoi? dit-il, on peut obtenir des formulaires sans s’adresser poliment à l’administration? On peut s’abriter derrière des pseudonymes sans devoir décliner sa généalogie?  Parler d’égal à égal («peer to peer») dans un pays construit sur la différence de classes sociales? Alors c’est fini le nœud papillon, les présidents, la noblesse, les énarques, les préfets, les «grands patrons», les «intellectuels de renom»? Impossible! (contrairement à une croyance courante, impossible est un mot on ne peut plus français).

On se sert bien sûr du droit d’auteur comme les ivrognes des lampadaires: pour s’appuyer plutôt que pour s’éclairer. Mais il s’agit au fond de tout autre chose: la culture mondiale est occupée à créer une nouvelle forme géométrique qui ne peut pas entrer dans un hexagone.

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Dimanche 25 novembre 2007

En ne respectant pas «la promesse de la marque», c’est-à-dire  l’attente de son public, Corneille perd peu à peu son audience. Les ventes de son album anglophone s’élèvent à un peu moins de 20.000 exemplaires en France et semblent consacrer l’échec de la nouvelle direction du chanteur. Parce qu’il vient de loin, faut-il le dire: son premier album s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires.

 

 

Quitter le concept «Afrique», était sans doute une mauvaise idée, et quitter la langue de Molière une plus mauvaise encore. Alors que Corneille pouvait s’imposer comme l’artiste de l’africanité – c’est-à-dire l’incarnation des valeurs de solidarité, d’anti-consumérisme, de sens de la famille et d’appel à la conscience occidentale – il brouille l’image en s’attaquant au marché anglo-saxon.

 

Signé chez Motown, il rejoint un catalogue prestigieux sans doute, mais n’ayant plus aucun rapport avec les attentes du public. Il n’est plus Youssou N’ Dour, il est Lionel Ritchie. Ce n’est plus le Rwanda, c’est New-York.

 

Son management aurait dû lui imposer de rester dans son positionnement: mais Corneille a également changé de management. Statistiquement, les artistes quittent l’équipe qui les a conduits au succès: il leur semble qu’on veut les «enfermer» dans une recette et les condamner à la répétition, ce qui est en effet maladroit.

 

 

Changer d’orientation ne l’est pas moins. Ce qui leur est demandé n’est pas la répétition de l’identité, mais sa confirmation, entreprise délicate  joignant la fidélité à l’évolution.

 

Que pourrait faire Corneille pour se recentrer? À mon sens, réaffirmer au plus vite son identité. Produire un documentaire sur le Rwanda. Enregistrer un album de duos avec des africains inconnus. Et vendre sa Porsche…

 

 

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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Jeudi 15 novembre 2007

«La lenteur de la justice est gage de sa sérénité» écrivent souvent les avocats pour faire patienter leurs clients.

Si une telle phrase était absolument  vraie, l’Afghanistan serait le royaume de la justice :  il  faut y  attendre une moyenne de  1642 jours entre le moment ou l’on entame une action en justice (civile ou commerciale) et celui ou un jugement est rendu et exécuté.

Il  faut 346 jours au Canada,  331 en France, 328 en Belgique, 300 aux États-Unis : bref, on attend à près un an, dans les pays occidentaux,  pour que justice soit rendue  selon le site de statistiques Nation Master.

Mais quel est le prix moyen? Aux États-Unis, en Californie spécialement, les honoraires des avocats spécialisés en music business montent jusqu’à 600 $ l’heure. Au Canada, les avocats de ce secteur facturent entre 200 et 300 $ la même heure. S’y ajoutent bien sûr les frais de bureau, les frais de justice, etc.

Les montants spectaculaires exposés lors de procédures judiciaires en Amérique du  Nord ne proviennent toutefois pas uniquement, comme on le croit souvent, des seuls honoraires.

En réalité la procédure y est pour beaucoup car les avocats anglo-saxons jouent, comme on le voit dans les séries, un rôle actif dans les procédures: ils doivent interroger les témoins des parties, «transquestionner» ceux de la partie adverse, préparer leurs propres clients à ces interrogatoires, etc.  Ceci explique en partie les 450.000 $ réclamés par le cabinet  Ayscough & Marar à Michael Jackson suite à son dernier procès.

Le monde, de plus en plus, appartient  aux entreprises. Elles se fixent entre elles leurs tarifs respectifs comme des monstres en altitude, et les chiffres, les valeurs et les discours qu’elles s’échangent planent comme des corbeaux sur les pauvres humains en leurs humbles chaumières.

par Hubert Mansion publié dans : SHOW-BUSINESS
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