1. Le
show-business repose sur la perception qu’a le public de l’artiste. Ce n’est pas ce que vous faites. C’est qui vous êtes.
2. Si
votre identité n’est pas précise et immédiate, le public, les producteurs et les collaborateurs de toutes sortes vous zapperont car ils ne sauront pas ce qu’ils achètent.
3. Personne ne sait mieux qu’un autre la perception qu’ont les autres de vous.
4. Si vous
ne vous définissez pas bien vous-mêmes, les autres le feront mal à votre place.
Par Hubert Mansion
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Je discute hier avec une actrice qui a beaucoup tourné à Los Angeles et au Québec. Elle vit confortablement de son travail depuis plus de 10 ans, alternant les films et les pubs. Mais elle
n’arrive pas décrocher le rôle
qui la placerait en orbite et donnerait à sa carrière l’élan qui lui manque.
Pourquoi? Son talent est au moins égal à celui de celles qu’on voit plus souvent; sa beauté, supérieure; son CV rassurant. D’ailleurs elle passe toutes les auditions avec succès jusqu’à rester
dans les dernières sélections. Mais à ce moment, la réponse est toujours la même : on lui dit non pour le premier rôle.
- "Les producteurs pensent que je ne suis pas assez connue du public, et que mon nom n’attirera pas les foules", me confie-t-elle.
Cette analyse me semble juste mais peut-être incomplète. Ne s’agit-il pas plutôt de déficit d’identité? Ce que les producteurs recherchent, avant tout, c’est l’incarnation du rôle: pour dire court, ils ne veulent pas d’une
actrice qui joue un rôle, mais d’une femme occupant ce rôle dans la réalité – ou du moins dans leur perception-, et qui serait en outre actrice.
Une telle méthode me semble tout à fait contestable parce qu’elle fait fi du métier même de l’acteur, mais elle est généralisée.
Dès lors, l’acteur ne doit plus montrer qu’il sait jouer, mais plutôt qui il est. Le métier consiste maintenant à offrir un concentré d’identité plutôt qu’une panoplie de talents et même à
jouer qu’on est soi-même...
Qui suis-je ? Quelle est l’essence de mon moi ? Quelle est la perception que les autres ont de moi, est en quelque sorte la voie du show-business. Elle oblige à une réflexion sur soi, une
acceptation du jugement de l’autre et une fidélité sans faille à son identité factice.
Par Hubert Mansion
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Si je pouvais rencontrer l’enfant de 9 ans que j’ai été, je lui dirais: tout
arrivera de ce que tu espères, alors cesse de craindre et d’attendre. Attendre c’est, bien souvent, craindre qu’une chose n’arrive pas. Or elles sont presque toutes arrivées. Alors pourquoi
craindre?
Parce que je ne savais pas que ce que j’aimais m’arriverait naturellement. Je n’avais aucune idée de la puissance de l’amour. Non pas seulement l’amour sentimental: l’amour tout court. Celui
qu’on ressent pour un objet, une situation, une réalisation, un état.
Cet amour a travaillé indépendamment de ma volonté et même de mes actions. Il m’a conduit vers ce que j’aimais. Je n’ai aucun souvenir d’avoir fait de grands efforts pour me trouver près de ce
que j’aime; on dirait que j’y suis arrivé en flottant, sans nager. Quelque chose d’invisible s’est organisé pour m’y mener.
Le temps m’a semblé long, bien souvent, mais il m’a toujours été fidèle.
Alors c’est ce que je dirais à cet enfant de 9 ans: le temps est ton ami.
Et un ami t’aide, même quand tu ne le sais pas.
Réf. Image - Artiste : Carol G. Dehergne
http://carol-g-dehergne.blogspot.com/
Par Hubert Mansion
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1. Se donner une période
d’apitoiement: qui peut varier de 5 minutes à un après-midi. S’apitoyer à fond sur son
propre sort et proclamer du balcon que le monde est injuste.
2. Analyser les causes de l’échec
en se repassant le film, étape par étape. Ceci
évite à la fois de ruminer et de s’en tenir au seul aspect émotionnel de l’échec.
3. Se demander s’il existe des aspects
positifs à cet échec. Bien souvent, on se réjouit plus tard de ce qui nous déçoit aujourd’hui.
4. Comment faire la prochaine
fois? permet de sortir de l’apitoiement et de passer à l’action.
«Si tu perds, ne perds pas la leçon».
Par Hubert Mansion
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Mercredi 30 septembre 2009
Dans certains arts, la création et la production se
confondent: la peinture, la sculpture ou la poésie par exemple, réunissent la création et la production en une seule étape. Le peintre n’est vraiment peintre que s’il «fabrique» son tableau. Il
est donc créateur et producteur.
Dans d’autres formes artistiques plus récentes, la création
doit passer par la production: la musique ou le cinéma distinguent nettement les deux étapes.
Une très bonne création peut donc être desservie par une mauvaise production. Une œuvre médiocre peut tromper tout le monde parce
qu’elle est bien produite.
L’idéal consiste bien sûr à réunir l’excellence dans les deux étapes.
Ceci suppose qu’on réponde à la question: suis-je un bon producteur ou un bon créateur?
Un bon rêveur ou un bon faiseur?
Souvent les rêveurs ne sont pas des faiseurs, ni les faiseurs des rêveurs.
Mais j’ai beaucoup vu que chacun rêve de devenir l’autre, ce qui produit de nombreux échecs: le faiseur a trop rêvé, et le rêveur,
paniqué, a trop mal fait.
Ça s’appelle notamment la crise du disque.
Réf. image
Par Hubert Mansion
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