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CONFÉRENCES

avec Hubert Mansion

Produit par ARTSON

Québec, 18 juin 2006

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ENTREVUES

AVEC  LE...

au FM Parlé de Montréal par

 

  

Entrevue du 1er mars 2006

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Entrevue du 3 mars 2006

 "L'enfant du Loft"

 

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Entrevue du  26 avril 2006

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Entrevue du 6-6-6

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Entrevue du 24 août 2006

"Le NippleGate"

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Entrevue du 27 septembre 2006

"Médecine du Loft"

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ENTREVUE avec HUBERT

par M. GIROUX - 95,1fm

 

 

 

FRÉQUENCE LIBRE

 

         

 

 

Entrevue du 5 avril 2006:

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La  Radio  du  Net
  
 
Entrevue du 17 juillet 2006
 
avec HUBERT par Tommy GAUDET
et  Simon-Pierre BILODEAU
 
   

Entrevue TQS - septembre 2007

avec Hubert MANSION

par Jean-Guy MONGRAIN

Décès de Pavaroti

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Auteur et Recherche:

 Hubert Mansion 

   

Mise en page / Audio

illustration / Animation:

   


Lise Bisson
 

  

Collaboration spéciale:

Merci à Denis Grenier

et Simon Senay


 Partenariat en référence

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CONCOURS

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Mardi 26 mai 2009

 

 


S’il existait un cimetière des projets, sa dimension nous enterrerait tous. La cause des échecs m’a toujours intéressé autant que celle des réussites, car savoir pourquoi telle entreprise échoue revient – presque – à comprendre à l’envers pourquoi elle aurait pu réussir.

Un spécialiste du management énumère ainsi les raisons pour lesquelles la majorité des projets ne voit pas le jour.

1- Ne pas prévoir assez de temps

C’est la principale raison d’échec. On sous-évalue généralement les délais entre le plan et sa réalisation.

2- Supposer que tout ira bien

La manie de la pensée positive conduit de plus en plus de gens à refuser d’imaginer les embûches possibles de toute entreprise, sous prétexte de ne pas générer d’«ondes négatives». La négativité ne consiste pas à envisager les éventuels problèmes pouvant survenir – j’appelle plutôt cela de l’intelligence – mais à y trouver un prétexte pour ne rien faire.  Prévoir les difficultés pour mieux les surmonter me semblera toujours moins stupide qu’arrêter tout au premier problème parce qu’on avait décidé que tout irait bien. Si les spermatozoïdes raisonnaient comme ça, la terre serait déserte.

3- Bâcler la fin

Souvent, parce qu’on est tellement fier d’avoir commencé, on se persuade qu’on a déjà fini. Plus on approche du but, plus on se dépêche, plus on risque de bâcler. J’ai par ailleurs souvent expérimenté que parler d’un projet épuise notre énergie à le réaliser, et que moins on en dit, plus on en fait. Idéalement, il faut laisser le projet parler pour soi: comme les bébés, il parlera quand il existera.

4- Essayer de faire plusieurs choses à la fois et les faire toutes mal.

Ne faire qu’une chose à la fois n’est plus dans l’air du temps, mais reste la seule solution pour bien faire. Une technique utile consiste à s’accorder des périodes de temps d’un minimum de 45 minutes consacrées exclusivement à une seule activité: sans écouter de la musique en regardant la télévision pendant qu’on répond à ses mails à côté du téléphone. Mais dans le silence d’une seule chose, en pleine concentration sur cette chose, de manière à donner le meilleur de soi-même pendant 45 minutes.







Réf. image entête: http://www.noosfere.org/.../Portrait_de_l_artiste.gif

 

Par Hubert Mansion - Publié dans : SHOW-BUSINESS
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Jeudi 23 avril 2009


«Quelle est la part d'inspiration et la part de travail lors de la création d'une chanson?

-L’inspiration dure vingt minutes et le travail au moins quatre mois. L'inspiration se résume à quatre ou cinq phrases maîtresses qui arrivent par miracle dans un temps très court. Ensuite, l'idée que contiennent ces vers, il faut l’installer, la développer, l'expliquer, la mettre en perspective, la décorer.

Par exemple, «moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui / je suis le gardien du sommeil de ses nuits» sont des vers dictés par l’inspiration qui sont longtemps restés sans suite. Ils dormaient dans un cahier sans que je n'en fasse rien, sans que je ne trouve rien en faire. Il a fallu que je me concentre dessus pendant plusieurs semaines pour accoucher de «je l'aime à mourir» (extrait de l’entrevue de Francis Cabrel sur le programme de sa tournée canadienne).

En 1990, des psychologues de Berlin avaient divisé les violonistes d'une école en trois groupes. Le premier contenait de potentiels solistes internationaux, le deuxième, de «bons» violonistes et le troisième les moins bons. On posa alors la question à chacun des musiciens : «pendant toute votre carrière, depuis que vous avez choisi le filon, combien d'heures d'exercice avez-vous accumulées?».

Le temps de la maîtrise

La réponse fut extrêmement précise: les interprètes d’élite avaient chacun cumulé 10,000 heures d'exercice tandis que les autres groupes déclaraient n’avoir travaillé respectivement que 6.000 et 4.000 heures.

On compara alors les résultats avec ceux des pianistes et le même schéma apparut: à 20 ans, les meilleurs avaient cumulé 10,000 heures d'exercice.

Plus étonnant encore: dans les solistes de calibre international, aucun n’avait travaillé moins de 10,000 heures et, dans les moins bons, aucun n’avait atteint les 10,000 heures.

«En fait, les chercheurs se sont entendus sur ce qu'ils croient être le nombre magique d'une véritable expertise, 10,000 heures. L'idée qui émerge de ces études, c'est qu'il faut 10,000 heures d'entraînement pour atteindre le degré de maîtrise associée à une expertise de calibre mondial -- en quoi que ce soit, écrit le neurologue Daniel Levitin. Dans toutes les études menées sur des compositeurs, des basketteurs, des romanciers, des patineurs, des pianistes de concerts, des joueurs d'échecs, des criminels passés maîtres, et tout ce que vous voulez, ce nombre revient constamment.»

Et les génies?

Il semble que même les génies de la stature de Mozart soient soumis à cette règle. Car même si ce compositeur a commencé à écrire à l'âge de six ans, la première composition considérée comme un chef-d’œuvre par les musicologues n'a été créée qu'à 21 ans, soit 10 ans après la création du premier concerto. Il en est ainsi également pour les Beatles, Bill Gates et tant d’autres.

Ceci ne signifie pas, bien sûr, qu’en passant 3h par jour à une même activité pendant 10 ans, on puisse espérer devenir talentueux: mais qu’en ayant n’importe quel talent, on n’atteindra le niveau souhaitable qu’après 10 ans d’exercice.

 

Par Hubert Mansion - Publié dans : SHOW-BUSINESS
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Dimanche 29 mars 2009


 

Son album est entré en première position des ventes dès sa sortie. En une semaine, la chanteuse Ima a vendu plus de 10.000 exemplaires de «A la vida», suite d’un précédent album qui s’était écoulé à plus de 100.000 copies.

Ima a donc trouvé une formule qui fonctionne, après deux autres albums plus personnels qui n’avaient connu aucun succès: des reprises, plutôt que des chansons nouvelles, et une ambiance «exotique» (des trompettes et des percussions cubaines). Quand je dis qu’elle a trouvé la formule, je devrais le redire
à l’envers: c’est la formule qui l’a trouvée. Ima est une réponse aux désirs d’une partie de la société vivant dans la peur terrible de l’inconnu.

Facteur de risque et carte postale

A la vida
, dit le communiqué officiel, «se veut une célébration de la vie, de l’amour et de leurs infinies surprises». En réalité, c’est exactement le contraire. Il n’y a ni vie, ni amour, ni surprises, mais clichés, sexualité bridée et stéréotypes.

Son clip nous le démontre.

Ima, en robe moulante rouge, hauts talons, portant une valise et une chevelure parce qu’elle le vaut bien, arrive en ville, ou plutôt au village. Il est 14h30, comme nous l’indique l’horloge de l’église.

Il est 14h30 mais quand une femme s’habille en robe moulante rouge, c’est pour attirer les taureaux. Elle chante:

«tu m’as dit que j’étais faite
Pour une drôle de vie
J’ai des idées dans la tête
Et je fais ce que j’ai envie»

Ima s’assied à une terrasse, commande bien sûr un expresso, quand tout a coup surgit un Italien sur une évidente Vespa. Un seul regard suffit. Elle enlève ses lunettes noires et lui aussi: c’est le coup de foudre.

Elle s’installe sur la monture guidée par notre chevalier italien. En fait de clichés, il y a en déjà 9 après 29 secondes (le-petit-port-tranquille, la vespa, la robe rouge, la chevelure blonde, la démarche sensuelle, l’expresso, l’Italien bellâtre, les hauts talons, les lunettes noires).

Le symbolisme de la grille

Les plans qui suivent nous montrent la chanteuse occupée
à
danser devant une grille, puis au bord d’une falaise, de nouveau devant la grille, maintenant dans une rue, en tenues différentes. Devant la grille (danser devant une grille, c’est défier l’interdit tout en se trémoussant devant la verticalité qui est celle du Serpent), Ima se déchaîne peu a peu: son habillement se réduit mais ses gestes s’amplifient. C’est bien une danse du sexe qu’on nous propose: Ima «grille» de désir.

Revenons à notre folle équipée. Le couple débarque de la Vespa (saute du cheval), et court dans un village. Le chevalier entraîne Ima derrière lui, gênée par ses hauts talons et feignant de craindre ce qui va se produire, comme si elle ne le cherchait pas depuis l’expresso. On va en fait chez le grand-père du chevalier: un homme en chapeau de paille qui leur montre le paysage au loin, comme on en voit dans les publicités pour les fromages: l’homme du terroir qui connaît les vraies choses de la vie, le Père qui bénit l’union fantasmée par la femme en robe rouge. Il dit sans doute: «Un jour mon fils, tout sera à toi» comme il dirait dans une autre publicité en faisant le même geste « C’est tout cet arôme qu’il y a dans le fromage de chez nous», ou encore «Mon grand père a commencé les plantations de café il y a un siècle» si c’était pour Nescafé.

Bref, le couple se retrouve enfin sur la plage: après le Père, la mer. La plage est, dans notre imaginaire stéréotypé, l’endroit où les couples font l’amour pour la première fois, celui où l’on prend conscience de sa petitesse devant l’océan en regardant s’effacer nos traces dans le sable, ou encore où l’on fait du Tai-Chi comme dans Karaté Kid. Comme notre couple n’allait pas la pour regarder les traces de leurs pas etc., il ne leur reste qu’un choix: se jeter à l’eau. C’est encore l’homme qui entraîne Ima, comme il fait depuis le début. Le destin de cette femme est incroyable, comment aurait-elle pu s’imaginer que tout irait si vite, pour le simple fait d’avoir pris un expresso?

Et c’est ici que se trouve enfin la vraie surprise dans cette succession de clichés vus mille fois depuis les années 50: le couple entre dans l’eau tout habillé. En principe, puisque le soir tombe, on aurait pu nous montrer un de ces raccourcis insupportables laissant deviner la suite: des sandales en plan fixe sur la plage, pourquoi pas la robe rouge entrainée par les vagues, indiquant au spectateur subtil qu’Adam a rejoint Ève. Mais non: la coiffure d’Ima ressemble peut-être
à celle de Bo Derek, mais elle reste habillée. Pourquoi?

Parce que ces amoureux de vacances font l’amour avec un préservatif: on a beau s’asperger comme ils le font, ils restent protégés par leur vêtement, voilà le message final. La morale est sauve, on n’a rien fait de mal.

Voila ce que le public demande, sans aucun doute, et ce que les radios adorent: un univers déjà vu mille fois, répétant tous les clichés, tous les signes confirmant que nous sommes dans du connu, du confortable, du réassurant, du mort. Personne n’est troublé: ni la chanteuse, dont l’honneur est immaculé, ni le spectateur qui a compris en 3 minutes 23 que l’
Italie est vraiment comme il le croyait. Ni la spectatrice qui se dit que si elle va en Italie et porte de belles robes, elle rencontrera l’amour mais doit se protéger.

Oui, oui, hélas, 10.000 personnes, peut-être 20.000 maintenant, pensent que cette chanson est une «célébration de la vie, de l’amour et de leurs infinies surprises» alors qu’il ne s’agit que d’une animation de marketing, de sexualité de catalogue de voyages et d’assemblage de stéréotypes comme la vie n’en produit jamais, en tous cas la mienne.

Par Hubert Mansion - Publié dans : SHOW-BUSINESS
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Samedi 31 janvier 2009


 

 

Je ne crois rien


Est-ce parce que j’ai passé l’âge? Parce que je suis moins touché qu’autrefois par les problèmes qu’ils abordent?


Peut-être.




Mais je ne crois rien de ce que les chanteurs et chanteuses me chantent. Je n’y arrive tout simplement plus. Je veux bien leur reconnaître du talent, de la voix, des textes et des arrangements, une bonne production: mais de la sincérité, je n’en sens pas.

Il y a trop de maniérisme dans leurs bémols; dans leur souffle je sens trop d’artifices. Trop de mimétisme chez les rappeurs, de marketing chez les sentimentales, de business plan chez les humanistes, de sportives chez les sensuelles.

Et aucune urgence nulle part, sauf celle de devenir une star, alors que la star de demain sera celle qui sortira du système de la reconnaissance publique.

Il n’y a plus de cri dans leur chant.

Changer le monde

On dira  que la musique reflète les valeurs de la jeune génération, et qu’elle la décrit. Je n’y crois pas, dans le cas d’espèce. Car la jeune génération est tellement déçue par l’absence de sens qu’on lui propose qu’elle s’est résignée au pire: ne plus le chercher.

Mais il suffirait d’un seul, d’une seule, pour réveiller les aspirations de millions de jeunes, car la volonté de changer le monde lui est définitivement attachée.

Seulement voila: il faudrait que cet artiste soit irréprochable sur un vice  au moins: l’avarice définie par St-Augustin comme le désir que porte l’homme d’obtenir plus que nécessaire, qui vient de plonger le monde dans un désastre.

L’avarice, dans ce sens, n’est pas le vice de garder, mais d’accumuler toujours plus. L’avarice, c’est reconnaître l’argent pour son dieu. Il s’agit donc d’une idolâtrie, pour laquelle on sacrifie son repos, son plaisir, sa santé, son honneur, sa vie, sa conscience. Et sa sincérité.

L’avarice, sans aucun doute, est, pour cette raison, le péché le plus grave des artistes.











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Vendredi 9 janvier 2009

 

En quoi l’orgueil est-il un «péché capital» dans les métiers de la création?

Il faut d’abord préciser qu’en français, le mot hébreu «'het» est traduit par «péché», terme qui évoque automatiquement l'idée de mal, alors qu’il désigne en réalité une flèche ayant manqué sa cible. Le «péché» n’est donc pas l’acte pour lequel nous sommes «punis», mais plutôt celui qui nous empêche d’atteindre notre but.

Cette précision étant faite, que signifie l’orgueil? «
Sentiment, état de l'âme où naît une opinion trop avantageuse de soi-même» dit le dictionnaire.


Orgueil et vanité

L’orgueil ne doit pas être confondu avec la vanité, consistant à faire tout pour être estimé des autres.

L’orgueil se rapporte donc au moi par rapport à lui-même, et la vanité au moi par rapport aux autres.

La vanité est plus répandue chez les «artistes» que l’orgueil lui-même. D’une part, beaucoup d’entre eux passent une vie entière à rechercher l’admiration des autres; d’autre part, ils le font parce que, le plus souvent, ils n’ont guère d’estime pour eux-mêmes.

D’une certaine manière, c’est le manque d’orgueil qui explique le surplus de leur vanité. Mais la vanité en elle-même n’a jamais été considérée comme un vice «capital».


Un vice capital

L
’orgueil, joue au contraire, dans les métiers de la création, un rôle beaucoup plus dangereux.

Car il entraîne d’abord la peur.

En effet mon orgueil surestime ce que je suis capable d’accomplir. Il me fait croire que je réussirais si je créais, que je réaliserais quelque chose de grandiose, de supérieur à ce que font les autres.

Il s’ensuit qu’au moment de me lancer dans l’action, je suis pris de peur. Et si l’œuvre n’était pas aussi bonne? Et si, en la voyant, je finissais par m’estimer moins admirable?

Cette peur entraîne donc à son tour la paresse: il est plus confortable d’échafauder des rêves de réussites, qui ne s’écroulent jamais, que d’essayer de les réaliser.

L’orgueil, mère de la peur et de la paresse, mène ainsi à ne rien tenter et à rêver sa vie, avant de se réveiller dans le cauchemar de l’avoir ratée.

A l’envers on pourrait ainsi dire que le meilleur remède contre la paresse est l’humilité et c’est pourquoi on remarque souvent que ceux qui ont réussi de très grandes choses sont les plus humbles de tous.

C’est en effet parce qu’ils étaient humbles (mais pas modestes) qu’ils ont continuellement agi, en même temps que la confrontation continuelle aux résultats de leurs efforts a diminué l’idée grandiose qu’ils se faisaient d’eux-mêmes.

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